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Les missions

L’Artothèque, le cœur vivant des collections montoises

L’Artothèque de Mons assure cinq missions fondamentales au sein des musées et expos de la Ville de Mons : acquérir, restaurer, conserver, étudier et valoriser les collections muséales de la Ville. Grâce à une expertise scientifique rigoureuse et à des infrastructures sécurisées, elle garantit la préservation du patrimoine tout en le rendant accessible aux chercheurs, aux institutions et au grand public.

Acquérir et collecter

La richesse et la diversité des collections muséales montoises s’expliquent par l’origine même de ces collections et par la manière dont elles se sont constituées au cours des deux derniers siècles. Retracer l’histoire des collections communales revient à écrire en filigrane l’histoire des musées communaux eux-mêmes et vice et versa ; ces deux entités entretiennent des liens si serrés qu’il est parfois bien délicat de démêler le fil de leur histoire commune.   

Aujourd’hui, les collections continuent à s’enrichir par l’intermédiaire d’achats mais essentiellement via des dons et des legs consentis par des donateurs. Qu’il s’agisse de particuliers ou des entreprises, leurs initiatives témoignent de leur attachement aux musées montois. Ainsi, ce sont des dizaines d’objets qui viennent chaque année compléter les collections existantes selon des critères rigoureux et prédéfinis : la capacité de la Ville à gérer, conserver et valoriser ce patrimoine ainsi que le lien avec les axes forts des collections montoises (la période néolithique, l’histoire militaire et son aspect mémoriel, le patrimoine Unesco, le patrimoine immatériel montois, les Beaux-Arts régionaux, les arts plastiques d’après-guerre, l’histoire et le patrimoine locaux). 

Restaurer

Si la réserve est la garante de la bonne santé des objets, ceux-ci se dégradent néanmoins et nécessitent l’oeil avisé d’un restaurateur. Ce dernier intervient lorsque des dommages ont été constatés, ou bien pour prévenir de futures altérations. Il s’agit d’opérations complexes et minutieuses qui sont le fait de ces professionnels agréés, aux spécialités aussi diverses qu’il y a de typologies d’objets.  
Outre les traitements curatifs, la présence du restaurateur au sein de l’Artothèque est indispensable à l’entretien des collections. En effet, son travail n’est pas de remettre à neuf mais sert à prolonger l’espérance de vie des collections. Ainsi, les principes généraux de la restauration sont identiques pour tout objet d'art : lisibilité, visibilité, compatibilité et réversibilité des interventions. Seules les techniques réversibles sont utilisées, ce qui a été fait doit pouvoir être défait ultérieurement avec le moins de dommages possibles pour l’objet.  
Par ailleurs, le restaurateur est au plus près de l’œuvre et grâce à son travail, il permet la mise en lumière des pratiques des artistes et artisans qui l’ont précédé dans la création des œuvres et objets d’art. Grâce à un travail en étroite collaboration avec des chercheurs, des ingénieurs, des restaurateurs et conservateurs, l’Artothèque envisage la restauration comme un moment particulier dans la vie d’une œuvre au bénéfice de sa connaissance auprès du public et de sa diffusion.  

Conserver

Lieu de réserve et de conservation des œuvres et des documents non présentés de façon constante dans les musées, l’Artothèque doit évidemment répondre à des exigences de préservation et de sécurité strictes : le but premier n’est en effet pas d’entreposer ces artefacts, mais bien de les préserver et d’en assurer ainsi la pérennisation et la transmission. 
L’éclectisme des collections, s’il est à l’origine de la richesse et de la diversité du patrimoine montois, demande, en vue de leur préservation, une approche circonstanciée et adaptée des normes environnementales des salles de réserve. 

Les paramètres d’hygrométrie et de luminosité qui doivent y être respectés ont d’ailleurs fait l’objet de nombreuses expertises…un cahier spécial des charges particulièrement précis et exigeant a été rédigé à cet égard, traitant de la stabilité du climat, du contrôle de la lumière et de la pollution (poussière, agents biologiques…) ainsi que des conditions de stockage (adéquation entre les artefacts à conserver et le mobilier qui les accueille…). 

Par ailleurs, la sécurisation de l’Artothèque a, elle aussi, fait l’objet de soins particuliers : la circulation des œuvres, du public et du personnel a été singulièrement étudiée. L’accès aux réserves est évidemment contrôlé ; les canalisations d’eau ont été prévues de manière à ne jamais mettre en péril les œuvres, même en cas d’accident ou de fuite ; les volumes ont été compartimentés afin qu’en cas d’incendie, seule une infime partie des collections soit touchée… 

Il est clair que les mesures prises pour protéger les œuvres l’ont aussi été en vue de la sécurité des visiteurs et du personnel scientifique, employé et ouvrier qui évoluent chaque jour à l’Artothèque. 

Étudier

En tant que centre névralgique du réseau muséal de la Ville de Mons, l’Artothèque remplit les missions intrinsèques de tout musée en assumant notamment l’étude scientifique des collections dont elle a la gestion. Elle est le pivot du fonctionnement en réseau du Pôle muséal montois. Un studio de numérisation est également disponible sur place. Il sert à l’étude du patrimoine, et donc à sa conservation préventive. 

Par "conservation préventive", on entend l’ensemble des actions destinées à augmenter l’espérance de vie des objets et documents d’une collection et donc tout ce qui a trait à la connaissance de leur histoire, à leur état matériel (constat d’état), à leur localisation actualisée (en prêt, en exposition, en restauration…), à leurs mouvements, à leur entretien…Un savant mélange entre une surveillance quotidienne des collections et un ensemble de bonnes pratiques adaptées à la taille, la matière ou encore la fragilité des objets. 

Valoriser

Non seulement le but d’un musée est de conserver les collections en bonne santé mais il a aussi pour mission de les valoriser, puisqu’elles sont le bien de tous. Si elles sont protégées par l’écrin que constitue la réserve, elles sont aussi montrées en exposition, consultées, sorties, rangées, prêtées, restaurées. Il y a donc un équilibre fragile entre ces besoins.