Historique
Hébergée dans une ancienne chapelle construite à la charnière des 16e et 17e siècles (1601), la salle Saint-Georges, incluse dans l’Hôtel de ville, accueille des expositions principalement axées sur la thématique « Culture et société ».
Ce sanctuaire, chapelle scabinale jusqu’à la Révolution, aujourd’hui transformé en salle d’exposition, doit son nom à une confrérie militaire fondée en 1390. Il n’est d’ailleurs pas sans rappeler un des personnages clé du Doudou, manifestation reconnue comme patrimoine immatériel de l’Humanité. Datée de 1602 sur la clé du chevet, cette construction en briques et pierre à nef unique, chœur à trois pans et sacristie basse adopte un style Renaissance à réminiscences gothiques. Sur un soubassement à bossage décoré de pointes de diamant, se déploie une façade de deux niveaux coiffés d’un pignon en volutes. Accessible par un escalier, le portail en plein cintre est orné d’une clé en volute et bordé de colonnes toscanes engagées surmontées d’un entablement et d’un fronton triangulaire. Des fenêtres cintrées à remplage cruciforme occupent les côtés du portail et trois baies à fronton courbe l’étage. Deux cartouches aux écus armoriés surplombent ces baies. Le pignon dispose de deux fenêtres à fronton triangulaire, de part et d’autre d’une niche où prend place un médaillon à personnage, peut-être l’archiduc Albert. Il a été restauré vers 1930, de même que les cartouches. À l’intérieur, une salle carrée à plafond de bois est ouverte par une triple arcade gothique en pierre moulurée, surmontée d’une épaisse archivolte. La nef montre des croisées d’ogives posées sur des culots semi-circulaires cannelés. À l’étage, la « Salle des États » est accessible depuis l’hôtel de ville par une porte-fenêtre percée au-dessus de l’arcade centrale.
Classée comme monument le 10 novembre 1955 La Salle Saint-Georges désigne le bâtiment situé à gauche de l’hôtel de Ville et communiquant avec lui par l’étage : il est construit dans le style Baroque.
Cette salle constituait jadis l’oratoire échevinal, où l’on célébrait la première messe à l’usage des agents de la ville. C’est depuis le Salon des Etats – situé à l’étage de la Salle Saint-Georges et à l’extrémité de la salle gothique de l’Hôtel de Ville – que les autorités suivaient les offices religieux, grâce à une porte à double battant qui ouvrait sur la chapelle scabinale. Cette chapelle, restaurée au début du XXe siècle, a été bâtie en 1601 pour remplacer une autre datant du XIVe siècle dont l’abside existe encore en partie. Plusieurs confréries eurent leur lieu de réunion dans cet oratoire mais la plus célèbre fut celle de Saint-Georges. Cependant, rien dans la chapelle Saint-Georges ne rappelle ces souvenirs. Après avoir été affectée à divers services publics tels que des tombolas, des tirages au sort ou encore des élections, elle est aujourd’hui réservée aux expositions.