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Le surréalisme en crise

Au lendemain de la guerre, il s’avère difficile de relancer le mouvement : celui-ci est considéré comme terminé, et en même temps, sa diffusion ne cesse de s’amplifier. On en retient le côté scandaleux en oubliant l’éthique qui en était le moteur. Le poète Marcel Mariën (1920-1993) enrage lorsqu’il constate que le surréalisme est devenu le thème de réceptions mondaines. 

Le changement est nécessaire, les surréalistes le savent. Ils tentent de s’engager politiquement, au sein du Parti communiste, mais échouent rapidement. Comment se positionner et comment agir ? 

L’objet incarnait les valeurs essentielles du mouvement. Il est sans doute normal dès lors que ce soit par l’objet que s’exprime cet essoufflement. Plusieurs surréalistes comparent le mouvement à un marché aux puces, un bric-à-brac : dans la société d’après-guerre, le surréalisme semble anachronique.