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Le surréalisme en guerre

Les années 1940 sont extrêmement difficiles pour le surréalisme, en raison de la guerre mais aussi de la longévité du mouvement. La guerre rend son positionnement caduc. Créer des objets bouleversants ne suffit plus : pour certains, comme Magritte, il ne s’agit plus de combattre l’art à un moment où les nazis le bafouent. Tandis que pour les surréalistes hennuyers et les jeunes qui ont progressivement rejoint le mouvement, le surréalisme doit s’accompagner d’actions directes sur le terrain de la Résistance. La situation d’Occupation a un avantage : l’art retrouve un impact tangible sur le monde. Ainsi du poème Liberté de Paul Éluard, publié par les jeunes surréalistes de la Main à plume.

Cette période sombre voit toutefois naître des créations exceptionnelles, comme le premier film conservé de et avec Magritte et Nougé en 1942 ou un poème sous forme d’affiche de Christian Dotremont. L’opposition à l’oppression s’exprime comme elle le peut.