L'objet bouleversé
Un nouvel art pour une société nouvelle. Dans les années 1960, l’essor de la société de consommation se reflète dans l’art. L’objet quotidien, qui faisait la spécificité du surréalisme en Belgique, occupe une place centrale au sein des mouvements qui naissent à cette époque : le Pop Art et le Nouveau réalisme.
Le surréalisme est dans une situation paradoxale, associé à la fois au passé et au présent. Son importance historique est reconnue alors que les activités se poursuivent. Depuis les années 1950, de nouvelles initiatives collectives voient le jour ; plusieurs membres entament la période la plus productive de leur parcours. En 1967, Mariën tient sa première exposition personnelle en galerie ; quelques mois plus tard, Magritte et Nougé meurent. Désormais, c’est Mariën qui affirme le plus énergiquement la présence du surréalisme, tant par des activités d’archiviste du mouvement que par des créations propres.
Dans cette seconde partie de l’exposition, les productions surréalistes sont confrontées aux œuvres des représentants belges des nouveaux courants artistiques : l’objet bouleversant surréaliste a-t-il conservé sa pertinence ?