L'objet dans le surréalisme en Belgique
1924
Publication de faux prospectus publicitaires par Paul Nougé et des premiers tracts de Correspondance par Nougé, Camille Goemans et Marcel Lecomte. Le surréalisme en Belgique naît avec ces premiers « objets bouleversants ».
1926
E.L.T. Mesens et René Magritte, dadaïstes, rejoignent Nougé : le groupe surréaliste de Bruxelles démarre.
1933
Magritte expose ses premiers objets au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Alors que c’est la première fois qu’il montre au public des œuvres majeures telles que La Trahison des images, c’est aux objets que Nougé consacre sa préface.
1937
Marcel Mariën débarque parmi les surréalistes et crée la lunette qui sera appelée plus tard L’Introuvable.
1942
Premier film conservé de et avec Magritte et Nougé, en pleine Occupation. L’objet est au centre du propos, Magritte recréant notamment certaines de ses peintures avec des objets réels.
1945
Magritte organise une grande exposition collective du surréalisme à la galerie des éditions La Boétie à Bruxelles. L’exposition tente de montrer que le mouvement est toujours bien vivant en ce lendemain de guerre et manifeste l’engagement communiste des surréalistes. L’objet et l’installation (comme on l’appellera plus tard) y occupent une place centrale.
1949
Les surréalistes-révolutionnaires, un mouvement créé par Christian Dotremont pour allier surréalisme et communisme, font une exposition d’objets au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, L’Objet à travers les âges.
1962
Mariën lance le tract Grande baisse afin de critiquer la multiplication des œuvres de Magritte et leur marchandisation.
1964
Le poète Marcel Broodthaers réalise sa première exposition en galerie.
1967
Première exposition personnelle d’objets de Mariën en galerie. Mort de Magritte et de Nougé.
1987
Vente aux enchères des objets quotidiens ayant appartenu à Magritte.