Art et résistance
Malgré le Pacte germano-soviétique, les communistes belges ont rapidement pris une part active dans la résistance au nazisme. L’activité clandestine, le témoignage des réalités de l’Occupation ou des camps de concentration ont beaucoup compté pour les artistes proches du « parti des fusillés » comme on le nommera après la guerre. René Salme (1918-1992) et Josy Fosty (1919-2015) ont montré l’horreur concentrationnaire, soit dans les dessins qu’ils ont pu réaliser sur place grâce à l’organisation clandestine des détenus, soit dans leurs oeuvres d’après-guerre, comme c’est aussi le cas pour Dubrunfaut et Wilchar. Camil Lejeune (1920-2006) occupe ses loisirs forcés à la prison de Charleroi en dessinant un jeu de cartes ; celui-ci répond aussi aux cartes de tarot réalisées dans la même période par Henri Heerbrant. Cette période marquera durablement ceux qui l’ont vécue, et même leurs descendants comme en témoigne Jan Vanriet.