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Le rêve au service de la révolution

Dès son Manifeste de 1924, le surréalisme offre un programme de transformation radicale de la vie par le rêve, l’automatisme, la libération des désirs. Tout en conservant la spécificité de son intervention artistique, il tente aussi de joindre son action à celle des partis révolutionnaires, ce qui engendrera nombre de malentendus.
Parmi les surréalistes belges, certains, dans le Hainaut, lient durablement révolution surréaliste et révolution communiste (Chavée, Van de Spiegele) tandis que d’autres, à Bruxelles, ne se rallient qu’à la faveur de certaines circonstances (Magritte). La guerre civile espagnole est un moment important puisque le combat antifasciste relègue momentanément les querelles artistiques au second plan. Après-guerre, plusieurs surréalistes se réclament du communisme, mais pas forcément du PCB (Lacomblez).