Peindre le réel pour le transformer
Le monde communiste hérite de la tradition de l’art social soutenue notamment par le parti ouvrier belge, comme en témoigne un Kurt Peiser. Il développe aussi, après la guerre de 14-18, une réflexion sur le réalisme que les peintres interpréteront chacun à sa manière, sans trop se soucier du réalisme socialiste prôné par quelques responsables culturels du parti.
Influencés par les muralistes mexicains et par la renaissance des métiers d’art, plusieurs groupes animés par des peintres communistes lient la représentation des travailleuses et des travailleurs avec des travaux exécutés dans l’espace public. D’autres, au contraire, comme Nervia, proposent une peinture intimiste au format du chevalet mais ils prouveront leur engagement sous l’Occupation nazie.